
Le genre Mandevilla appartient à la famille des Apocynaceae et regroupe environ 120 espèces de plantes grimpantes tropicales. Ce genre fut établi en 1840 par le botaniste anglais John Lindley en l’honneur de Henry Mandeville, diplomate britannique et botaniste amateur du XIXe siècle. Ces plantes sont originaires des régions tropicales et subtropicales d’Amérique du Sud, principalement du Brésil, d’Argentine et de Bolivie.
Les Mandevilla sont des lianes volubiles appartenant à la sous-famille des Apocynoideae. L’étymologie du nom générique honore Henry John Berty Mandeville (1773-1861), ministre plénipotentiaire britannique en Argentine qui s’intéressa à la botanique locale. Ces plantes sont étroitement apparentées aux genres Dipladenia et Urechites, avec lesquels elles partagent de nombreux caractères morphologiques.
Les Mandevilla sont des lianes ligneuses ou herbacées, pouvant atteindre 2 à 10 mètres de hauteur selon les espèces. Leurs tiges volubiles s’enroulent dans le sens des aiguilles d’une montre et produisent un latex blanc caractéristique de la famille. Les feuilles sont opposées, simples, entières et généralement ovales à elliptiques, d’un vert brillant.
Les fleurs, regroupées en cymes terminales ou axillaires, présentent une corolle tubulaire à cinq lobes étalés, souvent de couleur rose, rouge, blanche ou jaune. Le fruit est un follicule allongé contenant de nombreuses graines plumeuses facilitant la dispersion anémochore. La floraison s’étale généralement sur plusieurs mois dans les régions tropicales.
Dans leur habitat naturel, les Mandevilla colonisent les lisières forestières, les clairières et les zones de végétation secondaire des forêts tropicales humides. Leurs fleurs tubulaires attirent principalement les papillons diurnes et les colibris qui assurent la pollinisation croisée. Ces plantes jouent un rôle écologique important en fournissant nectar et pollen à de nombreux pollinisateurs. Bien que certaines espèces soient localement menacées par la déforestation, le genre dans son ensemble ne présente pas de préoccupation majeure de conservation.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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