Le genre Leontopodium appartient à la famille des Asteraceae et comprend environ 60 espèces réparties principalement dans les régions montagneuses d’Europe et d’Asie. Le nom Leontopodium provient du grec ancien « leon » (lion) et « podion » (petite patte), en référence à l’aspect des capitules floraux entourés de bractées blanches laineuses qui évoquent une patte de lion. Ce genre trouve son origine dans les massifs montagneux de l’Eurasie, avec une diversification particulièrement importante dans l’Himalaya et les Alpes européennes.
Les Leontopodium sont des plantes herbacées vivaces de petite taille, généralement comprises entre 5 et 25 centimètres de hauteur. Leurs tiges sont dressées, simples et recouvertes d’un duvet blanc laineux caractéristique. Les feuilles, disposées en rosette basale et alternes sur la tige, sont linéaires à oblongues, entières, et densément couvertes de poils blancs qui leur confèrent un aspect argenté remarquable.
Les inflorescences se présentent sous forme de capitules regroupés en corymbes terminaux, entourés de bractées foliacées blanches laineuses très développées qui constituent l’attrait principal de la plante. Les fleurs, petites et tubulées, sont généralement jaunâtres et peu visibles. Les fruits sont des akènes surmontés d’une aigrette de soies blanches facilitant la dispersion par le vent.
Les espèces du genre Leontopodium colonisent principalement les pelouses alpines, les éboulis calcaires et les rochers des étages montagnard à nival, entre 1500 et 3000 mètres d’altitude. Ces plantes sont parfaitement adaptées aux conditions extrêmes de haute montagne : intense rayonnement UV, variations thermiques importantes et sols pauvres. La pollinisation est assurée par divers insectes alpins, notamment les diptères et les coléoptères, attirés par les capitules groupés. L’edelweiss (Leontopodium alpinum) bénéficie d’un statut de protection dans plusieurs pays européens en raison de sa cueillette excessive historique, bien qu’il ne soit pas globalement menacé.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.