
Le genre Lagochilus appartient à la famille des Labiataeaceae et comprend une trentaine d’espèces réparties principalement en Asie centrale. L’étymologie du nom provient du grec « lagos » signifiant lièvre et « cheilos » signifiant lèvre, en référence à la forme particulière de la corolle qui évoque une lèvre fendue. Ce genre fut décrit pour la première fois au XIXe siècle et trouve son centre de diversité dans les régions arides d’Asie centrale, notamment au Turkestan, en Afghanistan et dans les républiques d’Asie centrale de l’ex-URSS.
Les Lagochilus sont des plantes herbacées vivaces ou des sous-arbrisseaux de 30 à 80 centimètres de hauteur. Leurs tiges sont généralement dressées, ramifiées, souvent pubescentes et de section carrée, caractéristique typique des Labiataeaceae. Les feuilles sont opposées, simples, de forme ovale à lancéolée, avec des bords dentés ou crénelés, et présentent une surface veloutée due à une pilosité dense.
Les fleurs sont disposées en verticilles axillaires denses, formant des épis terminaux. La corolle, de couleur rose à pourpre, présente une lèvre supérieure très développée et creusée, caractéristique du genre. Le calice est tubulaire, à cinq dents égales. Les fruits sont des tétrakènes, comme chez toutes les Labiataeaceae, renfermant une graine unique par carpelle.
Le genre Lagochilus colonise principalement les steppes semi-arides et les zones rocailleuses d’Asie centrale, s’adaptant aux sols pauvres et aux conditions climatiques extrêmes. Ces plantes jouent un rôle écologique important en stabilisant les sols et en fournissant nectar et pollen aux insectes pollinisateurs, notamment les abeilles et les papillons. Certaines espèces comme Lagochilus inebrians sont remarquables par leurs propriétés hémostatiques reconnues en médecine traditionnelle, cette espèce étant même cultivée à des fins pharmaceutiques dans certaines régions.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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