Le genre Indocalamus appartient à la famille des Poaceae (sous-famille des Bambusoideae, tribu des Arundinarieae) et comprend environ 30 espèces de bambous nains à moyens. Le nom dérive du grec indos (Inde) et calamus (roseau), bien que le centre de diversité soit en Chine plutôt qu’en Inde. Le genre fut décrit par Nakai en 1925. Les Indocalamus sont caractérisés par les plus grandes feuilles de tous les bambous tempérés, certaines espèces développant des limbes de plus de 50 cm de longueur.
Les Indocalamus sont des bambous leptomorphes (à rhizomes traçants) de petite à moyenne taille, atteignant 1 à 3 mètres de hauteur. Les chaumes sont grêles (0,5 à 2 cm de diamètre), dressés puis arqués sous le poids des feuilles. La caractéristique majeure du genre réside dans ses feuilles exceptionnellement grandes : les limbes mesurent 15 à 50 cm de longueur et 3 à 8 cm de largeur chez I. tessellatus, les plus grandes feuilles de bambou des zones tempérées. Les gaines caulinaires sont persistantes, avec des auricules et des soies orales développées. La nervation des feuilles est tessellée (formant un réseau de nervures transversales visible par transparence).
Les Indocalamus sont natifs de Chine orientale et centrale, du Japon et de quelques régions de l’Asie du Sud-Est continentale. Ils occupent les sous-bois de forêts mixtes, les pentes ombragées et les vallées humides, de 200 à 2000 mètres d’altitude. I. tessellatus est l’espèce la plus répandue, formant des colonies denses en sous-bois. En Chine, les grandes feuilles de plusieurs espèces sont traditionnellement utilisées pour emballer les zòngzi (boulettes de riz glutineux) et pour la confection de chapeaux de pluie. Les Indocalamus jouent un rôle écologique important dans la protection des sols forestiers contre l’érosion.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.