
Le genre Hyophorbe appartient à la famille des Arecaceae (sous-famille des Arecoideae, tribu des Chamaedoreeae) et comprend 5 espèces de palmiers, toutes endémiques des îles Mascareignes (Maurice et Rodrigues). Le nom dérive du grec hys (porc) et phorbe (pâturage), les fruits ayant été utilisés pour nourrir les porcs. Le genre fut décrit par Gaertner en 1791. Les Hyophorbe sont parmi les palmiers les plus menacés au monde, certaines espèces comptant moins de 10 individus sauvages.
Les Hyophorbe sont des palmiers solitaires de petite à moyenne taille (3 à 12 mètres). Le stipe présente des formes distinctives selon les espèces : renflé en fuseau (bouteille) chez H. lagenicaulis, cylindrique et lisse chez H. verschaffeltii. Le crownshaft (gaine foliaire tubulaire) est proéminent, vert à grisâtre. Les feuilles sont pennées, à pinnules régulièrement disposées sur un même plan, de 2 à 3 mètres. L’inflorescence est infrafoliaire (naissant sous le crownshaft), ramifiée, à fleurs monoïques disposées en triades (1 femelle entre 2 mâles). Le fruit est une drupe ovoïde, de 1 à 2 cm, devenant noire à maturité. H. lagenicaulis est communément appelé « palmier bouteille » en raison de son stipe caractéristique.
Les Hyophorbe sont strictement endémiques des îles Mascareignes dans l’océan Indien. H. lagenicaulis est limité à Round Island (île Maurice), avec seulement une centaine d’individus sauvages sur cette île de 2,19 km². H. amaricaulis, de Rodrigues, est le palmier le plus rare du monde avec un seul individu sauvage connu, protégé dans le jardin botanique de Curepipe. H. verschaffeltii, également de Rodrigues, subsiste en populations très réduites. Les menaces principales ont été historiquement l’introduction de chèvres et de lapins qui ont détruit la végétation native des îles. Des programmes de conservation in situ et ex situ sont en cours pour sauver ces espèces de l’extinction.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
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