
Le genre Hylocereus appartient à la famille des Cactaceae (ordre des Caryophyllales) et comprend une quinzaine d’espèces de cactus grimpants et épiphytes. Son nom dérive du grec hyle (forêt) et du latin cereus (cierge), signifiant « cierge des forêts », en référence à son habitat forestier inhabituel pour un cactus. Le genre est originaire d’Amérique centrale, du Mexique et des Caraïbes.
Les Hylocereus sont des cactus lianescents aux longues tiges triangulaires ou ailées, grimpant sur les arbres et les rochers grâce à des racines aériennes adventives. Les tiges, segmentées et succulentes, peuvent atteindre plusieurs mètres de longueur et sont pourvues d’aréoles portant de courtes épines ou parfois inermes. En tant qu’épiphytes, ces cactus colonisent la canopée des forêts tropicales, un mode de vie rare parmi les Cactaceae.
Les fleurs sont spectaculaires, parmi les plus grandes du monde des cactus : 25 à 35 cm de diamètre, blanches, à nombreux tépales et étamines. Elles s’ouvrent une seule nuit et dégagent un parfum intense pour attirer les pollinisateurs nocturnes (chauves-souris et sphingidés). Le fruit, appelé pitahaya ou fruit du dragon, est une baie ovoïde à peau écailleuse rose vif ou jaune, renfermant une pulpe blanche ou rouge parsemée de petites graines noires comestibles.
Bien que natif des régions néotropicales, le genre Hylocereus est aujourd’hui cultivé dans de nombreux pays tropicaux et subtropicaux, notamment au Vietnam (premier producteur mondial), en Thaïlande, en Israël et en Colombie. La culture du fruit du dragon a connu une expansion fulgurante depuis les années 1990, le Vietnam exportant plus de 1 million de tonnes par an. En milieu naturel, les Hylocereus contribuent à la biodiversité de la canopée en offrant nectar aux pollinisateurs nocturnes et fruits aux oiseaux et chauves-souris disperseurs de graines. H. undatus est naturalisé dans de nombreuses régions tropicales où il peut devenir localement envahissant.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 12 mars 2026.
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