
Le genre Hamamelis appartient à la famille des Hamamelidaceae et comprend cinq espèces d’arbustes à floraison hivernale ou automnale. Le nom latin dérive du grec ancien « hama » signifiant « en même temps » et « melon » pour « fruit », faisant référence à la particularité de ces plantes de porter simultanément fleurs et fruits mûrs. Ce genre est originaire des régions tempérées de l’hémisphère nord, avec une distribution disjointe entre l’Amérique du Nord et l’Asie orientale, témoignant d’une origine géologique ancienne.
Les hamamélis sont des arbustes caducs ou de petits arbres pouvant atteindre 3 à 8 mètres de hauteur selon les espèces. Leurs branches étalées forment une couronne arrondie caractéristique. Les feuilles alternes, simples et dentées, rappellent celles du noisetier par leur forme ovale à obovale et leur nervation pennée marquée. Le feuillage prend des teintes jaune doré spectaculaires en automne.
La floraison constitue la particularité la plus remarquable du genre, survenant généralement en hiver sur les rameaux nus. Les fleurs possèdent quatre pétales linéaires et étroits, souvent jaunes ou orange, disposés en petites grappes. Les fruits sont des capsules ligneuses qui projettent leurs graines à plusieurs mètres lors de l’ouverture explosive, d’où le nom vernaculaire anglais « witch hazel » évoquant ce phénomène spectaculaire.
Dans leur milieu naturel, les hamamélis colonisent les sous-bois clairs, les lisières forestières et les pentes rocheuses des régions tempérées. Leurs fleurs hivernales constituent une ressource précieuse pour les insectes pollinisateurs actifs durant cette période, notamment certains diptères. Le genre joue un rôle écologique important dans les écosystèmes forestiers nord-américains et asiatiques, où Hamamelis virginiana est particulièrement utilisée en pharmacopée traditionnelle pour ses propriétés astringentes remarquables.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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