
Le genre Fothergilla appartient à la famille des Hamamelidaceae et fut nommé en l’honneur du médecin et botaniste anglais John Fothergill (1712-1780), qui introduisit de nombreuses plantes nord-américaines en Europe. Le genre ne comprend que 2 espèces : F. gardenii (fothergilla nain) et F. major (grand fothergilla), toutes deux endémiques du sud-est des États-Unis. La position phylogénétique au sein des Hamamelidaceae a été confirmée par les analyses moléculaires, en groupe frère de Parrotia, un autre genre à fleurs apétales de cette famille.
Les Fothergilla sont des arbustes caducs de port compact : F. gardenii atteint 1 à 1,5 m, F. major de 2 à 4 m. Les feuilles sont alternes, obovales à orbiculaires, crénelées sur la moitié supérieure, avec une nervation pennée proéminente. L’inflorescence printanière, apparaissant avant ou avec les jeunes feuilles, est un épi terminal dense et ovoïde de fleurs sans pétales, composé uniquement d’un bouquet d’étamines blanches à anthères crème, dégageant un parfum miellé. L’effet visuel rappelle un goupillon ou un écouvillon. Le fruit est une capsule biloculaire, ligneuse, s’ouvrant de manière explosive pour projeter les graines. Les couleurs automnales sont spectaculaires : jaune, orange et écarlate simultanément.
Les deux espèces de Fothergilla sont endémiques des plaines côtières et des piémonts du sud-est des États-Unis, de la Virginie à l’Alabama. F. gardenii croît dans les tourbières acides et les pocosins (zones humides boisées) des plaines côtières de Caroline du Nord et du Sud. F. major habite les forêts de montagne des Appalaches, en Alabama et en Géorgie. Les deux espèces sont rares à l’état sauvage et F. gardenii est considéré comme vulnérable en raison de la destruction de ses habitats humides. En culture, les fothergillas sont des arbustes ornementaux de premier plan pour la double saison d’intérêt : floraison parfumée au printemps et feuillage flamboyant en automne.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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