
Le genre Cymbonotus appartient à la famille des Compositae. Ce genre monotypique ne comprend qu’une seule espèce, Cymbonotus lawsonianus, ce qui en fait un taxon particulièrement rare au sein de cette vaste famille. L’étymologie du nom provient du grec « kymbo » signifiant bateau ou nacelle, et « notos » désignant le dos, en référence à la forme caractéristique de ses akènes. Cette plante est endémique d’Australie, où elle occupe une aire de répartition très restreinte dans les régions côtières du sud-est du continent.
Cymbonotus lawsonianus se présente sous la forme d’une plante herbacée vivace de petite taille, généralement comprise entre 15 et 30 centimètres de hauteur. Ses tiges sont courtes et robustes, portant une rosette basale de feuilles oblongues à spatulées, d’un vert grisâtre et légèrement charnues. Le feuillage présente une texture veloutée due à la présence de poils fins qui recouvrent la surface foliaire.
Les capitules floraux, caractéristiques de la famille des Compositae, sont solitaires et portés par des pédoncules courts. Les fleurs, de couleur jaune vif, forment des inflorescences compactes qui s’épanouissent principalement au printemps austral. Les fruits sont des akènes particulièrement distinctifs, présentant une forme de nacelle prononcée qui justifie l’étymologie du genre.
Cymbonotus lawsonianus colonise exclusivement les zones côtières sableuses et les dunes littorales du sud-est de l’Australie, particulièrement en Nouvelle-Galles du Sud et dans l’État de Victoria. Cette espèce s’est adaptée aux conditions difficiles des environnements salins et ventés, développant des stratégies de résistance à la dessiccation et aux embruns marins. Sa pollinisation est assurée principalement par de petits insectes adaptés aux milieux côtiers. En raison de son aire de répartition extrêmement restreinte et de la pression exercée par l’urbanisation littorale, cette espèce unique fait l’objet d’une surveillance particulière pour sa conservation.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.