
Le genre Convallaria appartient à la famille des Asparagaceae (sous-famille des Nolinoideae) et ne comprend qu’une seule espèce largement reconnue : Convallaria majalis, le muguet. Le nom dérive du latin convallis (vallée), la plante étant souvent associée aux vallons ombragés. Certains auteurs distinguent jusqu’à trois espèces (C. majalis, C. keiskei, C. montana), mais les analyses moléculaires suggèrent qu’il s’agit de variétés géographiques d’une même espèce. Le muguet est cité dans les herbiers médiévaux dès le XIIe siècle.
Convallaria majalis est une plante herbacée vivace rhizomateuse de 15 à 25 cm. Le rhizome traçant produit des colonies clonales pouvant couvrir de grandes surfaces. Chaque pousse porte 2 à 3 feuilles basales, largement elliptiques, à nervation parallèle, engainantes à la base. La hampe florale, anguleuse, porte un racème unilatéral de 5 à 15 fleurs pendantes en clochettes globuleuses de 5 à 8 mm, blanches et intensément parfumées. Le périanthe est gamotépale à 6 dents recourbées. Le fruit est une baie globuleuse rouge vif de 6 à 8 mm contenant 2 à 6 graines. Toute la plante est très toxique, contenant plus de 30 glycosides cardiotoniques (convallatoxine, convalloside) et des saponosides.
Convallaria majalis est circumboréal, réparti dans les forêts tempérées d’Europe, d’Asie du Nord et de l’est de l’Amérique du Nord. Il colonise les sous-bois de hêtraies, chênaies et forêts mixtes, souvent sur sols calcaires ou neutres, riches en humus. La reproduction végétative par rhizomes est largement dominante, les colonies pouvant s’étendre pendant des siècles. La pollinisation est entomophile (bourdons, abeilles). En France, la tradition d’offrir du muguet le 1er mai remonte au XVIe siècle. Malgré sa toxicité, les glycosides du muguet ont des propriétés cardiotoniques semblables à celles de la digitale et ont été utilisés en pharmacologie.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 44.7% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 14 mars 2026.
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