
Le genre Colutea appartient à la famille des Fabaceae (légumineuses), sous-famille des Papilionoideae, tribu des Galegeae. Il comprend environ 25 espèces distribuées du bassin méditerranéen à l’Asie centrale et au nord-est de l’Afrique. Le nom latin Colutea dérive du grec koloutea, déjà utilisé par Théophraste pour désigner cet arbuste. L’espèce la plus connue est Colutea arborescens, le baguenaudier, cultivé depuis l’Antiquité. Le genre est apparenté à Astragalus et Caragana au sein de la tribu des Galegeae.
Les Colutea sont des arbustes caducs de 2 à 5 m, à tiges ramifiées et écorce grisâtre. Les feuilles sont alternes, imparipennées, à 7-13 folioles elliptiques, souvent glaucescentes. Les fleurs papilionacées (typiques des Fabaceae) sont groupées en grappes axillaires de 3 à 8 fleurs, jaune vif chez C. arborescens, orange ou rougeâtres chez d’autres espèces. L’étendard est largement ouvert, maculé de rouge-brun. Le caractère le plus distinctif est le fruit : une gousse vésiculeuse, très renflée et translucide (5-8 cm), papyracée, contenant quelques graines et se gonflant d’air à maturité, éclatant avec un petit bruit sec quand on la presse (d’où le nom « baguenaudier », de « baguenauder » : s’amuser à des riens).
Colutea arborescens est largement distribué dans le bassin méditerranéen et l’Europe centrale, des garrigues aux lisières forestières thermophiles, sur sols calcaires et secs. C’est un arbuste pionnier colonisant les friches, les talus et les terrains vagues. Comme toutes les Fabaceae, il fixe l’azote atmosphérique grâce à ses nodosités racinaires abritant des Rhizobium. Les gousses vésiculeuses, légères et portées par le vent ou l’eau, constituent un mécanisme de dispersion original. En Asie centrale, C. gracilis et C. buhsei occupent les steppes arides et les versants montagneux. Le baguenaudier est planté dans les jardins depuis le XVIe siècle et s’est largement naturalisé en Europe septentrionale. Les graines sont légèrement toxiques (émétiques) si ingérées en grande quantité.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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