
Le genre Cneorum appartient à la famille des Cneoraceae et constitue l’un des taxons les plus anciens de cette lignée végétale. Ce genre monotypique ne comprend qu’une seule espèce actuellement reconnue, Cneorum tricoccon, communément appelée Camélée. L’étymologie du nom provient du grec ancien « kneoron », désignant un arbuste épineux mentionné par les botanistes de l’Antiquité. Cette plante est endémique du bassin méditerranéen occidental, avec une aire d’origine centrée sur les régions côtières de la Méditerranée.
Le Cneorum se présente sous la forme d’un petit arbuste vivace, atteignant généralement 0,5 à 1,5 mètre de hauteur. Ses tiges ligneuses sont ramifiées et portent des feuilles alternes, simples et entières, de forme oblongue à spatulée. Le feuillage persistant présente une texture coriace et une coloration vert foncé, adaptation caractéristique aux conditions méditerranéennes.
Les fleurs, petites et discrètes, sont regroupées en inflorescences terminales. Elles présentent une corolle jaune verdâtre à trois pétales et sont hermaphrodites. Le fruit caractéristique est une capsule tricoque qui se divise à maturité en trois coques monospermes, particularité qui a donné son nom spécifique « tricoccon » à l’espèce type.
Cneorum tricoccon colonise préférentiellement les garrigues, maquis et pelouses rocailleuses des étages méditerranéens. Cette espèce thermophile et héliophile s’épanouit sur sols calcaires bien drainés, résistant remarquablement à la sécheresse estivale. La pollinisation s’effectue principalement par les insectes, notamment les diptères et petits hyménoptères. Du point de vue écologique, la Camélée joue un rôle important dans la stabilisation des sols en pente et constitue un refuge pour la petite faune. Bien qu’encore relativement répandue dans son aire de répartition, l’espèce fait l’objet d’une surveillance en raison de la fragmentation de ses habitats naturels.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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