
Le genre Chrysosplenium appartient à la famille des Saxifragaceae et comprend environ 70 espèces réparties dans les régions tempérées et froides de l’hémisphère nord. Le nom du genre provient du grec « chrysos » signifiant or et « splenion » désignant la rate, en référence aux propriétés médicinales traditionnellement attribuées à ces plantes pour soigner les affections de la rate. Ces petites plantes herbacées trouvent leur origine dans les zones circumboréales d’Eurasie et d’Amérique du Nord.
Les Chrysosplenium sont des plantes herbacées vivaces de petite taille, généralement comprises entre 5 et 20 centimètres de hauteur. Leurs tiges sont souvent rampantes ou ascendantes, charnues et fragiles. Les feuilles, alternes ou opposées selon les espèces, présentent un limbe arrondi à réniforme, souvent crénelé ou lobé, de couleur vert tendre. Elles sont portées par de longs pétioles et disposées en rosette basale ou le long des tiges.
Les fleurs, très petites et discrètes, sont dépourvues de pétales et ne possèdent que des sépales jaunâtres ou verdâtres. Elles sont regroupées en cymes terminales aplaties et s’épanouissent au printemps. Les fruits sont des capsules à deux valves contenant de nombreuses graines minuscules. Une particularité remarquable de ces plantes réside dans leurs bractées florales souvent teintées de jaune doré, qui donnent un aspect lumineux aux inflorescences.
Les Chrysosplenium colonisent exclusivement les milieux humides et ombragés, particulièrement les sources, les suintements rocheux, les bords de ruisseaux et les sous-bois marécageux. Ces plantes hygrophiles constituent des indicateurs fiables de la présence d’eau permanente dans les écosystèmes forestiers. Leur pollinisation est assurée principalement par de petits diptères attirés par les bractées colorées. Bien que localement abondantes, certaines populations subissent les pressions liées à la modification des régimes hydriques et au drainage des zones humides.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.