
Le genre Ceropegia appartient à la famille des Apocynaceae et regroupe plus de 200 espèces de plantes succulentes. Le nom dérive du grec « keros » signifiant cire et « pege » signifiant fontaine, en référence à l’aspect cireux des fleurs et à leur forme tubulaire évoquant une fontaine. Ce genre cosmopolite trouve son origine principalement en Afrique, Madagascar, en Inde et dans la péninsule arabique, avec quelques espèces présentes en Australie et dans les îles du Pacifique.
Les Ceropegia présentent une grande diversité morphologique, allant de plantes grimpantes volubiles à des formes érigées ou rampantes. Leurs tiges charnues, souvent articulées, peuvent être cylindriques ou angulaires selon les espèces. Les feuilles, généralement opposées, varient considérablement en taille et forme, pouvant être réduites à de simples écailles chez certaines espèces xérophytes comme Ceropegia dichotoma, ou bien développées et cordiformes chez d’autres.
Les fleurs, caractéristiques du genre, possèdent une corolle tubulaire terminée par des lobes soudés formant une cage, d’où le nom commun de « plante cage » ou « lanterne ». Cette structure particulière, bien visible chez Ceropegia sandersonii appelée plante parachute, facilite la capture temporaire des insectes pollinisateurs. Les fruits sont des follicules allongés contenant des graines munies d’une aigrette soyeuse favorisant leur dispersion par le vent.
Les Ceropegia colonisent principalement les milieux arides et semi-arides, s’épanouissant sur les affleurements rocheux, dans les savanes et les forêts sèches. Leur stratégie de pollinisation repose sur un mécanisme de piégeage temporaire des petites mouches, attirées par l’odeur particulière des fleurs et retenues quelques heures par la structure en cage avant d’être libérées chargées de pollen. Plusieurs espèces font l’objet de préoccupations conservatoires en raison de la destruction de leurs habitats naturels et de leur endémisme marqué, particulièrement à Madagascar où de nombreuses espèces restent encore à découvrir.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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