
Le genre Caltha appartient à la famille des Ranunculaceae et comprend environ 10 espèces. Le nom dérive du latin caltha, terme utilisé par Virgile et Pline pour une plante à fleurs jaunes. Le genre fut formalisé par Linné en 1753. Caltha occupe une position basale au sein des Ranunculaceae, ce qui en fait l’un des genres les plus primitifs de la famille. La morphologie florale simple (pas de pétales vrais, sépales pétaloïdes, carpelles libres) est considérée comme ancestrale. Le genre a une distribution circumboréale avec des espèces en Amérique du Sud et en Australasie.
Caltha palustris (populage des marais) est l’espèce la plus connue : plante herbacée vivace de 20 à 50 cm, à rhizome court et épais. Les tiges sont creuses, charnues, ramifiées, dressées puis décombantes. Les feuilles sont alternes, longuement pétiolées, réniformes à orbiculaires, crénelées, luisantes, de 5 à 15 cm de diamètre. Les fleurs sont terminales ou axillaires, de 2 à 5 cm de diamètre, à 5 à 8 sépales pétaloïdes jaune vif et brillant (les pétales sont absents). Les étamines sont nombreuses, spiralées. Les carpelles sont libres (5 à 15), mûrissant en follicules étoilés contenant de nombreuses graines. Toute la plante est toxique à l’état frais, contenant de la protoanémonine, une lactone irritante.
Caltha palustris est circumboréal, réparti dans les zones humides de l’Eurasie et de l’Amérique du Nord. Il colonise les prairies marécageuses, les berges de ruisseaux, les fossés, les aulnaies et les mégaphorbiaies, de la plaine jusqu’à 2500 mètres en montagne. C’est l’une des premières fleurs du printemps dans les prairies humides, fleurissant d’avril à juin. La pollinisation est assurée par les mouches et les coléoptères attirés par le nectar et les sépales brillants qui réfléchissent les rayons ultraviolets. Dans l’hémisphère Sud, C. sagittata occupe les marais de Terre de Feu et de Patagonie, et C. introloba les montagnes de Tasmanie et du sud-est australien.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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