
Le genre Cabomba appartient à la famille des Cabombaceae et regroupe environ huit espèces de plantes aquatiques. L’étymologie du nom latin Cabomba provient du terme indigène guyanais « cabomba » utilisé pour désigner ces végétaux. Ce genre est originaire des régions tropicales et subtropicales des Amériques, s’étendant depuis le sud des États-Unis jusqu’en Argentine, avec une diversité particulièrement importante au Brésil.
Les Cabomba sont des plantes aquatiques vivaces entièrement submergées, caractérisées par leurs tiges grêles et allongées pouvant atteindre plusieurs mètres de longueur. Leurs feuilles présentent un dimorphisme remarquable : les feuilles submergées sont finement découpées en segments filiformes disposés en éventail, tandis que les feuilles flottantes sont simples, ovales et entières.
Les fleurs sont petites, blanches à jaunes, portées à la surface de l’eau par de longs pédoncules. Elles présentent une structure simple avec trois sépales, trois pétales et de nombreuses étamines. Les fruits sont des follicules contenant plusieurs graines. La principale particularité de ces plantes réside dans leur adaptation parfaite à la vie aquatique, avec des feuilles submergées optimisées pour les échanges gazeux sous-marins.
Les Cabomba colonisent les eaux douces calmes telles que les étangs, lacs, cours d’eau lents et zones marécageuses. La pollinisation s’effectue principalement par les insectes visitant les fleurs émergées. Ces plantes jouent un rôle écologique important en fournissant habitat et nourriture à de nombreuses espèces aquatiques, tout en contribuant à l’oxygénation des milieux aquatiques. Certaines espèces comme Cabomba caroliniana sont devenues des espèces invasives problématiques en dehors de leur aire naturelle, notamment en Australie et en Europe.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.