Les Byblidaceae sont une petite famille de plantes carnivores comprenant un seul genre, Byblis, avec 7 à 8 espèces. Le nom fait référence à Byblis, personnage de la mythologie grecque métamorphosée en fontaine dont les larmes coulaient sans cesse, évoquant les gouttelettes de mucilage recouvrant la plante. Les Byblidaceae ont longtemps été associées aux Lentibulariaceae ou aux Droseraceae, autres familles carnivores, mais les analyses moléculaires les placent dans l’ordre des Lamiales, sans parenté directe avec les autres plantes carnivores. La carnivorie a donc évolué indépendamment dans cette lignée.
Les Byblis sont des plantes herbacées annuelles ou vivaces, de 10 à 70 cm, à port dressé et ramifié. Les feuilles sont alternes, linéaires et allongées, densément couvertes de deux types de trichomes glanduleux : des glandes pédonculées sécrétant un mucilage collant (piège passif) et des glandes sessiles productrices d’enzymes digestives. Contrairement aux droséras, les feuilles ne se replient pas autour des proies. Les fleurs sont solitaires, axillaires, pentamères, à 5 pétales violets, roses ou blancs, avec 5 étamines à anthères poricicides (s’ouvrant par un pore apical, nécessitant une pollinisation par vibration). Le fruit est une capsule biloculaire.
Byblis est strictement australien, distribué dans le nord et l’ouest de l’Australie. Les espèces annuelles (B. aquatica, B. filifolia, B. liniflora) croissent dans les prairies humides saisonnièrement inondées de la zone tropicale du Northern Territory et de l’ouest du Queensland. Les espèces vivaces (B. gigantea, B. lamellata) sont endémiques du sud-ouest de l’Australie-Occidentale, dans les sols sableux pauvres à nappe phréatique affleurante. La question de la « vraie » carnivorie de Byblis a été débattue : bien que la plante piège et digère des insectes, certains chercheurs ont suggéré qu’elle dépendait de punaises symbiotes (Setocoris) pour la digestion, mais des études récentes ont confirmé la production autonome d’enzymes protéolytiques.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.