
Le genre Broussonetia appartient à la famille des Moracées et comprend environ huit espèces d’arbres et d’arbustes. Le nom du genre honore Pierre Marie Auguste Broussonet (1761-1807), naturaliste français et botaniste qui contribua significativement à l’étude de la flore méditerranéenne. Ces espèces sont originaires d’Asie orientale, principalement de Chine, du Japon et de Corée, où elles croissent naturellement dans les forêts tempérées et subtropicales.
Les Broussonetia sont des arbres de taille moyenne atteignant généralement 10 à 15 mètres de hauteur, caractérisés par leur écorce lisse et grisâtre. Leurs feuilles, alternes et caduques, présentent une grande variabilité morphologique même sur un seul individu, pouvant être entières, lobées ou profondément découpées. Cette hétérophyllie constitue un trait distinctif du genre.
Ces plantes sont dioïques, portant des fleurs mâles et femelles sur des pieds séparés. Les fleurs mâles forment des chatons cylindriques pendants, tandis que les fleurs femelles sont regroupées en glomérules sphériques. Les fruits sont des syncarpes charnus de couleur orange à rouge, composés de multiples petites drupes agrégées, rappelant superficiellement ceux du mûrier.
Dans leur habitat naturel, les broussonetias colonisent les lisières forestières, les clairières et les zones perturbées des régions tempérées chaudes. Ces espèces pionnières tolèrent divers types de sols et s’adaptent facilement aux conditions urbaines. La pollinisation est assurée par le vent, caractéristique typique des Moracées arborescentes. Broussonetia papyrifera présente un intérêt historique remarquable : son écorce fibreuse était traditionnellement utilisée en Asie pour la fabrication du papier et de textiles, lui valant le nom de « mûrier à papier ».
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.