Les Boweniaceae sont une petite famille de cycadales ne comprenant qu’un seul genre, Bowenia, avec 2 espèces. Le genre fut nommé en l’honneur du gouverneur du Queensland Sir George Bowen. Les Boweniaceae sont uniques parmi les cycadales par leurs feuilles bipennées (deux fois divisées), alors que toutes les autres cycadales ont des feuilles simplement pennées. La famille est endémique du nord-est de l’Australie (Queensland). Les analyses moléculaires placent Bowenia comme groupe frère des Zamiaceae, ou parfois au sein des Zamiaceae. Le registre fossile de Bowenia remonte au Crétacé inférieur (environ 120 Ma).
Les Bowenia sont de petites cycadales sans tronc aérien visible : le caudex est souterrain, tubéreux, globuleux (10-20 cm de diamètre). Les feuilles émergent directement du sol, atteignant 1 à 2 m de longueur, portant des pennes bipennées (caractère unique dans les cycadales) : chaque penne primaire porte 3-8 folioles secondaires oblongues, dentées ou entières, d’un vert brillant. Les plantes sont dioïques. Les cônes mâles sont petits et pédonculés. Les cônes femelles (mégastrobiles) sont ovoïdes, portant des mégasporophylles charnues. Les graines sont recouvertes d’une enveloppe charnue vert-bleuâtre à maturité. Comme toutes les cycadales, les Bowenia possèdent des spermatozoïdes flagellés, un caractère primitif partagé avec les Ginkgo.
Les deux espèces sont endémiques du Queensland, Australie : Bowenia serrulata (byfield fern) habite les forêts sclérophylles ouvertes et les sous-bois de forêt tropicale sèche du centre-est du Queensland. B. spectabilis est confinée aux forêts tropicales humides du nord-est du Queensland. Les deux espèces développent des racines coralloïdes hébergeant des cyanobactéries fixatrices d’azote (Nostoc), un trait commun à toutes les cycadales. Les graines sont disséminées par les casoars et les rats géants. Les Bowenia contiennent des macrozamines et d’autres toxines communes aux cycadales. Bien que non menacées globalement, les populations sont localement affectées par le défrichement et les feux trop fréquents.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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