Les Bataceae sont une famille monotypique de dicotylédones de l’ordre des Brassicales, ne comprenant qu’un seul genre et une seule espèce : Batis maritima, la saltwort ou herbe de sel. Le nom dérive du grec batos (ronce ou buisson épineux), bien que la plante ne soit pas épineuse. La position taxonomique de Batis a longtemps été problématique : placée dans les Centrospermae, les Batales ou rapprochée des Caryophyllales, les analyses moléculaires l’ancrent fermement dans les Brassicales, en groupe frère des Salvadoraceae. Une seconde espèce, B. argillicola, a été décrite en Australie, mais son rattachement aux Bataceae reste discuté.
Batis maritima est un sous-arbrisseau succulent, prostré à semi-érigé, de 30 à 100 cm, formant des tapis denses. Les tiges sont charnues, lisses, cassantes, très ramifiées. Les feuilles sont opposées, sessiles, linéaires-claviformes (en forme de massue), charnues et succulentes, vert clair à vert jaunâtre, de 1 à 3 cm. Les plantes sont dioïques. Les inflorescences mâles sont des chatons ovoïdes compacts, les femelles des épis spongieux qui se lignifient en fruits composés charnus ressemblant à des cônes. Chaque fruit composé contient 4-12 graines enchâssées dans un tissu spongieux flottant, adapté à la dispersion par l’eau de mer.
Batis maritima est distribuée sur les littoraux tropicaux et subtropicaux des Amériques, du sud des États-Unis (Floride, Texas, Hawaï) au Brésil et au Pérou, ainsi que dans les Caraïbes et les Galápagos. Elle colonise les arrière-mangroves, les marais salants, les lagunes et les bermes littorales sur sols sursalés. C’est une halophyte obligatoire, prospérant sur des sols où la salinité dépasse celle de l’eau de mer. Les fruits flottants assurent une dispersion hydrochore efficace le long des côtes. La plante est consommée comme légume dans certaines régions caraïbes et constitue un fourrage salin pour le bétail. Elle joue un rôle écologique important dans la stabilisation des rivages et la succession vers la mangrove.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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