
Le genre Aruncus appartient à la famille des Rosaceae (sous-famille des Amygdaloideae) et comprend 2 à 4 espèces selon les délimitations. Le nom dérive du grec aryngos (barbe de chèvre), en référence à la forme plumeuse de l’inflorescence. Le genre fut formalisé par Linné en 1753. Les Aruncus sont parfois confondus avec les Astilbe (Saxifragaceae) en raison de la similitude des inflorescences. Le genre présente une distribution circumboréale disjointe (Europe, Asie orientale, Amérique du Nord).
Aruncus dioicus (barbe de bouc) est une plante herbacée vivace imposante de 100 à 200 cm. La souche est ligneuse, rhizomateuse. Les feuilles sont grandes, bi- à tripennées, à folioles ovales-lancéolées doublement dentées, de 30 à 80 cm de longueur totale. La plante est dioïque : les inflorescences sont des panicules terminales plumeuses très ramifiées de 20 à 50 cm, les panicules mâles plus étalées et d’un blanc crème lumineux (nombreuses étamines saillantes), les femelles plus compactes et retombantes, verdâtres. Les fleurs individuelles sont minuscules (2 à 3 mm), à 5 pétales blancs. Le fruit est un follicule pendant contenant des graines fines.
A. dioicus est circumboréal, réparti dans les montagnes et les forêts fraîches d’Europe, d’Asie (Japon, Chine, Caucase, Sibérie) et de l’est de l’Amérique du Nord. Il occupe les mégaphorbiaies, les ravins humides, les lisières forestières et les ripisylves montagnardes, de 300 à 2000 mètres. En Europe, il est caractéristique des hêtraies de montagne et des forêts de ravin à grandes herbes. A. aethusifolius, espèce naine de 30 cm, est endémique de Corée du Sud. Les panicules plumeuses sont une source de pollen importante pour les insectes en début d’été. Les jeunes pousses sont consommées comme légume printanier au Japon (yamabuki-sō).
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.