
Le genre Andira appartient à la famille des Fabaceae et regroupe environ 30 espèces d’arbres tropicaux. Le nom Andira dérive du terme portugais « andirá », lui-même emprunté aux langues indigènes du Brésil désignant ces arbres. Ce genre fait partie de la sous-famille des Faboideae, caractérisée par ses fleurs papilionacées typiques des légumineuses. L’aire d’origine d’Andira s’étend principalement sur l’Amérique tropicale, du Mexique jusqu’au nord de l’Argentine, avec une diversité particulièrement élevée en Amazonie.
Les Andira sont des arbres de taille moyenne à grande, pouvant atteindre 20 à 30 mètres de hauteur selon les espèces. Ils développent un tronc droit et une couronne étalée. Les feuilles sont composées pennées, alternées, comportant généralement 5 à 15 folioles coriaces de forme ovale à elliptique. Le feuillage persistant présente souvent une surface supérieure brillante et une face inférieure plus mate.
Les fleurs, disposées en grappes terminales ou axillaires, présentent la structure papilionacée caractéristique avec un étendard, deux ailes et une carène. Elles sont généralement roses, violettes ou blanches. Les fruits sont des drupes ligneuses, souvent arrondies, contenant une seule graine. Une particularité notable du genre réside dans la toxicité de certaines parties de la plante, notamment l’écorce et les graines.
Les Andira colonisent divers habitats tropicaux humides, depuis les forêts pluviales de plaine jusqu’aux formations ripicoles et aux lisières forestières. Ces arbres jouent un rôle écologique important en tant qu’espèces structurantes des canopées tropicales et leurs fleurs attirent de nombreux pollinisateurs, notamment les abeilles et les papillons. Certaines espèces comme Andira inermis font l’objet d’une exploitation pour leur bois de qualité, ce qui peut exercer une pression sur les populations naturelles dans certaines régions.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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