
Le genre Alchemilla appartient à la famille des Rosaceae et comprend environ 300 espèces dans le monde, dont 19 sont documentées sur le site Conservation Nature. Le nom latin Alchemilla dérive de l’arabe « alkemelyeh », faisant référence aux propriétés alchimiques attribuées à ces plantes au Moyen Âge. Le genre trouve son origine principale dans les régions montagneuses d’Europe, d’Asie et d’Afrique du Nord.
Les alchémilles sont des plantes herbacées vivaces de 10 à 50 cm de hauteur, formant des touffes denses. Leurs tiges sont généralement dressées ou ascendantes, souvent pubescentes. Les feuilles caractéristiques sont palmatilobées ou palmatiséquées, avec des lobes dentés, et présentent une surface veloutée qui retient les gouttelettes d’eau de rosée.
Les fleurs, très petites et de couleur vert jaunâtre, sont dépourvues de pétales et regroupées en cymes terminales. Chaque fleur possède 4 sépales et 4 étamines. Les fruits sont des akènes secs et indéhiscents. Une particularité remarquable du genre est l’apomixie, reproduction asexuée permettant la formation de graines sans fécondation.
Les alchémilles colonisent principalement les prairies alpines, les pelouses subalpines et les lisières forestières humides. Elles s’épanouissent dans des sols frais à humides, riches en matière organique. Ces plantes jouent un rôle écologique important en stabilisant les sols de montagne et en offrant nectar et pollen aux insectes pollinisateurs, notamment les diptères et petits hyménoptères. Leur capacité à retenir l’eau de rosée sur leurs feuilles contribue également à l’hydratation de la microfaune locale.