
Le genre Agrostemma appartient à la famille des Caryophyllacées et comprend seulement deux à trois espèces reconnues, dont la plus connue est Agrostemma githago, la Nielle des blés. Le nom latin dérive du grec « agros » signifiant champ et « stemma » signifiant couronne, en référence à la couronne de sépales caractéristique de ces plantes et à leur habitat dans les champs cultivés. Ce genre est originaire de la région méditerranéenne et du Proche-Orient, d’où il s’est répandu avec l’agriculture à travers l’Europe et d’autres continents.
Les Agrostemma sont des plantes herbacées annuelles pouvant atteindre 60 à 100 centimètres de hauteur. Elles présentent des tiges dressées, simples ou peu ramifiées, pubescentes et souvent légèrement renflées aux nœuds. Les feuilles sont opposées, sessiles, lancéolées et étroites, d’un vert grisâtre, également recouvertes d’une fine pubescence qui leur donne un aspect velouté.
Les fleurs, solitaires et terminales, sont remarquables par leur grande corolle rose à pourpre de 3 à 5 centimètres de diamètre. Elles possèdent cinq pétales échancrés au sommet et un calice caractéristique à cinq sépales très longs, dépassant largement les pétales. Le fruit est une capsule ovoïde contenant de nombreuses graines noires triangulaires, toxiques en raison de la présence de saponines.
Les Agrostemma colonisent principalement les champs de céréales, les friches agricoles et les bords de chemins sur sols calcaires ou neutres. Leurs fleurs sont pollinisées par divers insectes, notamment les papillons attirés par leur corolle colorée. Autrefois très commune dans les moissons, Agrostemma githago a connu un déclin dramatique avec l’intensification agricole et l’amélioration du tri des semences, devenant une espèce menacée dans de nombreux pays européens où elle bénéficie désormais de programmes de conservation spécifiques.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 15 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.