Les Acoraceae sont une famille de monocotylédones ne comprenant qu’un seul genre, Acorus, avec 2 à 4 espèces. La famille occupe une position phylogénétique exceptionnelle : elle est considérée comme la lignée la plus basale de toutes les monocotylédones, divergeant avant toutes les autres monocotylédones actuelles. Le nom Acorus dérive du grec akoron, utilisé par Dioscoride. L’espèce type, Acorus calamus (acore odorant ou roseau aromatique), est l’une des plantes médicinales les plus anciennes de l’humanité, mentionnée dans les pharmacopées égyptienne, indienne et chinoise depuis plus de 4 000 ans.
Acorus calamus est une plante herbacée vivace de 60 à 120 cm, à rhizome horizontal épais, spongieux et très aromatique (odeur camphrée-épicée). Les feuilles sont distiques (en éventail), linéaires, ensiformes, à nervation parallèle et bord ondulé caractéristique. L’inflorescence est un spadice cylindrique dense de 5 à 10 cm, couvert de minuscules fleurs bisexuées verdâtres à 6 tépales, 6 étamines et un ovaire supère. Le spadice est porté latéralement par une spathe foliaire qui semble être le prolongement de la tige, donnant l’impression que l’épi pousse sur le côté d’une feuille. Le fruit est une baie gélatineuse mais les populations européennes et nord-américaines sont triploïdes et stériles, ne se reproduisant que végétativement.
Acorus calamus est probablement originaire d’Asie méridionale (Inde, Chine) et a été largement disséminé par l’homme depuis l’Antiquité. En Europe, il a été introduit au XVIe siècle par le botaniste Clusius depuis la Turquie et s’est largement naturalisé le long des berges, des fossés et des étangs. Acorus gramineus, plus petit, est originaire du Japon et de Chine, cultivé comme plante ornementale aquatique. Le rhizome d’A. calamus contient une huile essentielle riche en β-asarone, utilisée en parfumerie et en phytothérapie mais considérée comme potentiellement cancérigène à forte dose. La plante est classée aromatique et médicinale dans les pharmacopées européenne et ayurvédique (vacha). Acorus joue un rôle de stabilisation des berges et de filtration des eaux dans les zones humides.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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