
Le genre Zieria appartient à la famille des Rutaceae et comprend environ 45 espèces d’arbustes endémiques d’Australie. Le nom générique honore Jan Zier, botaniste polonais du XVIIe siècle qui contribua à l’étude de la flore européenne. Ce genre fut établi par James Edward Smith en 1798 à partir de spécimens collectés lors des premières expéditions botaniques en Nouvelle-Galles du Sud.
Les Zieria sont des arbustes persistants de 0,5 à 4 mètres de hauteur, caractérisés par leurs tiges souvent anguleuses et leurs feuilles composées trifoliolées. Le feuillage dégage une odeur aromatique caractéristique lorsqu’il est froissé, due à la présence de glandes oléifères. Les folioles sont généralement étroites, à bords entiers ou légèrement dentés, avec une face inférieure souvent pubescente.
L’inflorescence se présente sous forme de cymes axillaires ou terminales portant de petites fleurs à quatre pétales blancs, roses ou verdâtres. Les fleurs sont unisexuées, les plantes étant généralement dioïques. Le fruit consiste en quatre coques déhiscentes contenant chacune une ou deux graines noires brillantes, caractéristique commune aux Rutaceae australiennes.
Le genre Zieria colonise principalement les formations sclérophylles d’Australie orientale, depuis les landes côtières jusqu’aux forêts d’eucalyptus des régions montagneuses. Ces arbustes s’adaptent à des sols pauvres et bien drainés, jouant un rôle important dans la stabilisation des pentes et la régénération post-incendie grâce à leur capacité de rejeter de souche. Plusieurs espèces présentent un statut de conservation préoccupant en raison de leur aire de répartition très restreinte et de la pression urbaine croissante.