
Le genre Sternbergia appartient à la famille des Amaryllidaceae et comprend environ 8 espèces de plantes bulbeuses. Le genre fut nommé en l’honneur du botaniste et paléontologue tchèque Kaspar Maria von Sternberg (1761-1838). Les Sternbergia sont souvent confondus avec les crocus en raison de leur floraison automnale et de leurs fleurs jaunes, mais ils appartiennent à une famille entièrement différente (Amaryllidaceae vs Iridaceae). Le centre de diversité se situe dans le bassin méditerranéen oriental, de la Grèce à l’Iran.
Les Sternbergia sont des géophytes à gros bulbe tuniqué ovoïde de 3 à 5 cm. Les feuilles sont basales, linéaires, canaliculées, vert foncé, apparaissant avec ou après les fleurs selon les espèces. Les fleurs sont solitaires, sessiles ou courtement pédonculées, émergeant directement du col du bulbe. Le périanthe est infundibuliforme à campanulé, à 6 tépales jaune vif et brillant, de 3 à 6 cm de longueur, rappelant effectivement un gros crocus doré. Les étamines sont au nombre de 6 et l’ovaire est infère (critère distinctif par rapport aux crocus à ovaire supère). Le fruit est une capsule charnue, subglobuleuse, mûrissant au niveau du sol.
Les Sternbergia sont distribués du sud de l’Europe (Espagne, Sardaigne) à l’Asie centrale (Ouzbékistan), en passant par la Turquie, le Levant, l’Iran et le Caucase. S. lutea est l’espèce la plus répandue, colonisant les garrigues, les pelouses sèches et les terrains rocailleux calcaires. S. clusiana est la plus grande espèce, avec des fleurs de 6 à 8 cm. La floraison automnale (septembre-novembre) est une adaptation au climat méditerranéen, exploitant les pluies automnales. Certains auteurs identifient les Sternbergia comme les « lis des champs » mentionnés dans l’Évangile selon Matthieu. Plusieurs espèces sont menacées par la collecte et la destruction des habitats ; S. candida, à fleurs blanches, est endémique de quelques sites en Turquie du Sud-Ouest.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
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