
Le genre Schizostylis appartient à la famille des Iridaceae et ne comprend qu’une seule espèce : Schizostylis coccinea, aujourd’hui souvent reclassée dans le genre Hesperantha sous le nom H. coccinea. Le nom Schizostylis dérive du grec schizo (fendre) et stylis (style), le style étant trifide. L’espèce est communément appelée « lis du Kaffir » ou « flag lily ». Elle est native d’Afrique australe et orientale et est remarquable par sa floraison automnale tardive, inhabituelle chez les Iridaceae.
Schizostylis coccinea est une plante herbacée vivace rhizomateuse de 40 à 60 cm. Le rhizome est mince, traçant, formant des colonies. Les feuilles sont basales et caulinaires, distiques, linéaires-ensiformes, de 20 à 40 cm, rappelant celles des glaïeuls miniatures. L’inflorescence est un épi terminal de 4 à 12 fleurs, chaque fleur étant portée par une spathe herbacée. Les fleurs sont actinomorphes, en étoile ouverte, de 4 à 5 cm de diamètre, à 6 tépales écarlates brillants (rouge vif), plus rarement roses ou blancs dans les formes horticoles. Le tube du périanthe est grêle et allongé. Le style est trifide, chaque branche stigmatique étant elle-même bifide (caractère diagnostique). Le fruit est une capsule triloculaire.
Schizostylis coccinea est natif d’Afrique du Sud (KwaZulu-Natal, provinces orientales) et du Zimbabwe, au bord des cours d’eau, dans les prairies humides et les marais d’altitude, de 500 à 2500 mètres. L’espèce est strictement hygrophile, ne tolérant pas la sécheresse prolongée. La floraison automnale tardive (septembre-novembre dans l’hémisphère Sud, octobre-décembre dans l’hémisphère Nord) est remarquable et en fait la dernière bulbeuse à fleurir en saison dans les jardins. Les fleurs écarlates sont pollinisées par les papillons à longue trompe. L’espèce est naturalisée dans quelques régions tempérées humides d’Europe atlantique (Irlande, sud-ouest de l’Angleterre).
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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