
Le genre Sceletium appartient à la famille des Aizoaceae et comprend une dizaine d’espèces de plantes succulentes endémiques d’Afrique du Sud. L’étymologie du nom latin Sceletium dérive du grec « skeletos » signifiant « desséché » ou « squelettique », en référence à l’aspect décharné de ces plantes pendant la saison sèche. Ce genre a été décrit pour la première fois par Linné au XVIIIe siècle et occupe une position taxonomique particulière au sein des Aizoaceae par ses caractéristiques morphologiques distinctives.
Sceletium se caractérise par un port prostré à semi-érigé, formant des touffes basses ne dépassant généralement pas 30 centimètres de hauteur. Les tiges charnues, souvent rampantes, portent des feuilles opposées, épaisses et succulentes, de forme ovale à triangulaire. Ces feuilles présentent une surface lisse et une coloration vert grisâtre, adaptées à la rétention d’eau dans les environnements arides.
Les fleurs, solitaires ou groupées par deux, arborent une structure complexe typique des Aizoaceae avec de nombreux pétales linéaires blancs à jaunâtres. La floraison s’étale généralement de l’automne au printemps austral. Les fruits sont des capsules à plusieurs loges contenant de petites graines noires, dispersées par le vent ou l’eau lors des rares précipitations.
Sceletium colonise les régions semi-arides du Cap occidental et du Cap du Nord en Afrique du Sud, privilégiant les sols sablonneux et les affleurements rocheux. Ces plantes résistantes à la sécheresse jouent un rôle écologique important dans la stabilisation des sols et constituent une source de nourriture pour diverses espèces d’insectes pollinisateurs, notamment les abeilles solitaires et les diptères. L’espèce Sceletium tortuosum, connue localement sous le nom de Kanna, présente un intérêt ethnobotanique remarquable, étant traditionnellement utilisée par les peuples Khoi et San depuis des millénaires.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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