
Le genre Rhopalostylis appartient à la famille des Arecaceae et regroupe deux espèces de palmiers endémiques de la région néo-zélandaise. Le nom Rhopalostylis provient du grec rhopalon signifiant « massue » et stylos pour « colonne », en référence à la forme caractéristique du tronc renflé à sa base. Ce genre fut établi par les botanistes Hermann Wendland et Otto Drude en 1875.
Ces palmiers monocaules atteignent généralement 10 à 15 mètres de hauteur, caractérisés par un stipe solitaire lisse et élancé, légèrement renflé à la base. Les feuilles pennées, disposées en couronne terminale, mesurent 2 à 4 mètres de long et présentent des folioles rigides et coriaces d’un vert brillant. Le pétiole est marqué d’une gaine engainante proéminente.
L’inflorescence apparaît sous la couronne foliaire sous forme de panicules ramifiées portant de petites fleurs unisexuées blanc-crème. Les fruits sont des drupes ovoïdes rouge orangé à maturité, d’environ 12 millimètres de diamètre, contenant une seule graine. La pollinisation est principalement entomophile.
Rhopalostylis sapida colonise les forêts humides tempérées de Nouvelle-Zélande, tandis que R. baueri est restreinte aux îles Lord Howe et Norfolk. Ces palmiers prospèrent dans les sous-bois ombragés des forêts pluviales, sur sols riches et bien drainés. Ils constituent des éléments structurants de l’écosystème forestier, leurs fruits nourrissant diverses espèces d’oiseaux et de chauves-souris qui assurent la dispersion des graines. Le palmier nikau représente le palmier le plus austral au monde, témoignant d’une remarquable adaptation aux climats tempérés.