
Le genre Pleioblastus appartient à la famille des Poaceae, sous-famille des Bambusoideae, tribu des Arundinarieae (bambous tempérés). Le nom dérive du grec pleio (plusieurs) et blastos (bourgeon), en référence aux bourgeons multiples par nœud. Le genre comprend environ 40 espèces, toutes originaires du Japon et de Chine. La taxonomie des bambous tempérés reste complexe et Pleioblastus a absorbé des espèces autrefois classées dans Arundinaria, Sasa et Nipponocalamus. Ce sont des bambous traçants, à rhizomes leptomorphes agressifs.
Les Pleioblastus sont des bambous de petite à moyenne taille, de 0,3 m pour les formes naines (P. pygmaeus) à 8 m pour les plus grands (P. simonii). Les chaumes sont fins, cylindriques, verts à jaunâtres, avec 3 à 7 branches par nœud (caractère diagnostique). Les feuilles sont persistantes, lancéolées, parfois panachées de blanc ou de jaune (P. viridistriatus, aux feuilles jaune d’or spectaculaires). Les gaines caulinaires sont persistantes. La floraison est grégaire et rare (cycles de plusieurs décennies), suivie d’un épuisement de la plante. Les rhizomes leptomorphes (traçants) produisent de nouveaux chaumes à distance considérable du pied mère, rendant la plante très envahissante si non contenue.
Les Pleioblastus sont originaires du Japon (centre de diversité) et de Chine orientale, où ils forment d’épais sous-bois dans les forêts tempérées de feuillus et de conifères, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2 000 m. Au Japon, P. chino et P. simonii colonisent rapidement les clairières et les zones perturbées. Les formes naines (P. pygmaeus, P. humilis) sont utilisées en horticulture comme couvre-sols ou pour la stabilisation des talus. P. viridistriatus est l’un des bambous ornementaux les plus populaires pour son feuillage doré lumineux. En Europe, les Pleioblastus sont rustiques (jusqu’à -20°C) mais peuvent devenir envahissants : une barrière anti-rhizome enterrée à 60-80 cm est recommandée pour contenir leur expansion.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 38.4% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 26 mars 2025.
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