
Le genre Platycerium appartient à la famille des Polypodiaceae et comprend environ 18 espèces de fougères épiphytes spectaculaires. Le nom dérive du grec platys (large, plat) et keras (corne), décrivant les frondes fertiles ramifiées en forme de bois de cerf. Le genre fut décrit par Desvaux en 1827. Les Platycerium sont communément appelés « fougères corne de cerf » ou « staghorn ferns ». La famille présente une distribution pantropicale avec un centre de diversité en Australasie et en Afrique.
Les Platycerium sont des fougères épiphytes de grande taille, fixées aux troncs et branches des arbres par des frondes basales stériles. Le genre présente un dimorphisme frondal remarquable : les frondes basales (nid) sont arrondies, appliquées contre le support, formant un « nid » ou un bouclier qui piège les débris végétaux et l’eau de pluie, fournissant humus et nutriments. Avec l’âge, elles brunissent et deviennent papyracées mais restent fonctionnelles. Les frondes fertiles sont dressées ou pendantes, bifurquées dichotomiquement en segments étroits ressemblant effectivement à des bois de cervidé, de 30 cm à 2 mètres selon les espèces. Les sporanges sont groupés en plages sporifères brun velouté à l’extrémité ou à la bifurcation des segments fertiles.
Les Platycerium sont pantropicaux : Afrique tropicale et Madagascar (4 espèces), Asie du Sud-Est (4 espèces), Australie et Nouvelle-Guinée (8 espèces), Amérique du Sud (1 espèce). Ils sont épiphytes sur les troncs et les branches maîtresses des grands arbres en forêt tropicale humide. P. superbum (Australie) peut former des nids atteignant 1 mètre de diamètre et pesant plusieurs dizaines de kilogrammes. P. grande (Philippines) développe des frondes fertiles spectaculaires de plus de 2 mètres. Les frondes-nid créent un micro-habitat pour de nombreux invertébrés et même de petits vertébrés. Plusieurs espèces sont menacées par la collecte pour le commerce horticole et la déforestation.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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