
Le genre Pilularia appartient à la famille des Marsileaceae et regroupe environ 6 espèces de fougères aquatiques réparties dans le monde. Le nom latin Pilularia dérive du terme latin « pilula » signifiant « petite pilule », en référence à la forme globuleuse caractéristique des sporocarpes. Ce genre présente une aire de distribution principalement tempérée, avec des espèces présentes en Europe, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Pilularia se caractérise par un port prostré avec des rhizomes rampants et ramifiés qui s’enracinent aux nœuds. Les frondes sont réduites à de simples pétioles cylindriques, dressés, mesurant généralement 2 à 10 centimètres de hauteur. Ces structures filiformes, dépourvues de limbe foliaire développé, émergent directement du rhizome et constituent l’aspect le plus distinctif du genre.
Les sporocarpes, structures reproductrices spécialisées, se développent à la base des pétioles et présentent une forme sphérique à ovoïde caractéristique. Ces organes coriaces contiennent les sporanges et s’ouvrent en deux ou quatre valves à maturité pour libérer les spores. La reproduction s’effectue par alternance de générations typique des fougères, avec production de gamétophytes distincts mâles et femelles.
Pilularia colonise préférentiellement les zones humides temporaires, les bords d’étangs, les mares peu profondes et les terrains inondables. Ces fougères amphibies tolèrent les variations du niveau d’eau et peuvent survivre aux périodes d’assèchement grâce à leurs rhizomes persistants. Elles jouent un rôle écologique important dans la stabilisation des berges et constituent un habitat pour la microfaune aquatique. La plupart des espèces présentent un statut de conservation préoccupant en raison de la destruction des zones humides, Pilularia globulifera étant notamment considérée comme rare à très rare dans de nombreux pays européens.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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