
Le genre Otanthus appartient à la famille des Asteraceae et ne comprend qu’une seule espèce reconnue, Otanthus maritimus. Le nom générique dérive du grec « otos » signifiant oreille et « anthos » pour fleur, en référence à la forme particulière des bractées florales qui évoquent des oreillettes. Ce genre monotypique trouve son origine dans le bassin méditerranéen et les côtes atlantiques européennes, où il s’est spécialisé dans la colonisation des environnements littoraux sablonneux.
Otanthus maritimus est une plante herbacée vivace de 20 à 50 centimètres de hauteur, caractérisée par son port buissonnant et ses tiges dressées densément ramifiées. Les feuilles sont alternes, sessiles, oblongues à spatulées, et entièrement recouvertes d’un duvet cotonneux blanc argenté qui leur confère un aspect remarquable. Cette pilosité dense constitue une adaptation remarquable aux conditions salines et venteuses du littoral.
Les inflorescences se présentent sous forme de capitules globuleux de couleur jaune vif, réunis en corymbes terminaux. Les fleurs, toutes tubulées, s’épanouissent de juillet à septembre. Les fruits sont des akènes surmontés d’un pappus de soies, facilitant leur dispersion par le vent. La particularité morphologique la plus distinctive réside dans les bractées de l’involucre, scarieuses et disposées en plusieurs rangées concentriques.
Otanthus maritimus colonise exclusivement les dunes littorales, les sables maritimes et les pelouses aérohalines des côtes atlantiques et méditerranéennes européennes. Cette espèce psammophile joue un rôle écologique important dans la fixation des substrats sableux et la stabilisation des dunes embryonnaires. Les pollinisateurs principaux sont les diptères et les hyménoptères, attirés par les capitules au nectar abondant. L’espèce présente un statut de conservation préoccupant dans plusieurs régions en raison de la pression anthropique sur les milieux dunaires, faisant de sa préservation un enjeu majeur pour la biodiversité littorale.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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