Le genre Omalotheca appartient à la famille des Asteraceae et regroupe environ une vingtaine d’espèces réparties principalement dans les régions froides et tempérées de l’hémisphère nord. Ce genre était autrefois inclus dans le genre Gnaphalium avant d’être individualisé par les botanistes modernes. Le nom Omalotheca provient du grec ancien « omalos » signifiant « uni, égal » et « theke » désignant « réceptacle », en référence à la forme régulière du réceptacle floral. Ces plantes sont originaires des régions arctiques et subarctiques, avec une distribution circumpolaire.
Les Omalotheca sont des plantes herbacées vivaces de petite taille, généralement comprises entre 5 et 30 centimètres de hauteur. Leurs tiges dressées ou ascendantes sont souvent laineuses, recouvertes d’un tomentum blanchâtre caractéristique. Les feuilles, disposées de manière alterne, sont lancéolées à linéaires, avec une face supérieure verte et une face inférieure densément tomenteuse, leur conférant un aspect argenté distinctif.
Les capitules floraux sont petits, regroupés en glomérules terminaux denses. Les bractées de l’involucre sont scarieuses, souvent brunâtres ou jaunâtres à leur sommet. Les fleurs sont toutes tubulées, les périphériques femelles et les centrales hermaphrodites. Les fruits sont de petits akènes surmontés d’une aigrette de soies blanches facilitant leur dispersion par le vent.
Le genre Omalotheca colonise préférentiellement les milieux ouverts et froids : pelouses alpines, landes subalpines, tourbières d’altitude et toundras. Ces plantes montrent une remarquable adaptation aux conditions climatiques rigoureuses, supportant les gelées tardives et les sols pauvres. La pollinisation s’effectue principalement par les insectes, notamment les diptères et les petits hyménoptères qui fréquentent ces altitudes. Écologiquement, elles participent à la stabilisation des sols en montagne et constituent une ressource alimentaire pour la faune spécialisée des milieux froids. Bien que localement menacées par le réchauffement climatique, la plupart des espèces conservent des populations stables dans leurs refuges d’altitude.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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