Les Nothofagaceae constituent une famille comprenant un seul genre, Nothofagus, avec environ 43 espèces. Longtemps inclus dans les Fagaceae (famille du chêne et du hêtre), Nothofagus a été élevé au rang de famille distincte sur la base d’analyses moléculaires et morphologiques. Le nom signifie « faux hêtre » (du grec nothos, bâtard). Des études récentes ont proposé de diviser le genre en 4 genres : Nothofagus, Lophozonia, Fuscospora et Trisyngyne, mais cette classification reste débattue. L’histoire fossile remonte au Crétacé supérieur (80 Ma), avec une diversification gondwanienne bien documentée.
Les Nothofagus sont des arbres de taille variable, depuis les géants de 50 m comme N. dombeyi jusqu’aux arbustes prostrés comme N. antarctica en Patagonie ventée. Les feuilles sont alternes, simples, à marge dentée ou crénelée, de petite taille par rapport aux Fagaceae de l’hémisphère nord. Certaines espèces sont sempervirentes (N. dombeyi, N. cunninghamii), d’autres caduques (N. pumilio, N. antarctica) avec des couleurs automnales spectaculaires. Les fleurs sont unisexuées et monoïques. Les fruits sont de petites nucules trigones groupées par 3 dans une cupule à 4 valves, beaucoup plus petits que les faînes du hêtre européen.
Les Nothofagaceae présentent une distribution australe typiquement gondwanienne : Amérique du Sud (Chili, Argentine du 33°S à la Terre de Feu), Australie orientale (Victoria, Tasmanie), Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie et Nouvelle-Guinée. L’absence en Afrique reste un mystère biogéographique. Dans les Andes australes, N. pumilio forme la limite altitudinale supérieure de la forêt, résistant aux conditions subantarctiques extrêmes. Ces forêts hébergent une biodiversité endémique riche, incluant des champignons mycorhiziens spécifiques. Les forêts de Nothofagus patagoniennes jouent un rôle crucial dans le cycle hydrologique régional et la séquestration du carbone.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
Si le sujet vous intéresse, vous pouvez découvrir notre analyse détaillée pour comprendre les raisons de leur extinction, les enjeux écologiques et les solutions possibles pour que chacun puisse agir à son échelle dès aujourd'hui.