
Le genre Neoregelia appartient à la famille des Bromeliaceae et regroupe environ 80 espèces de broméliacées épiphytes. Le nom du genre, établi par Lyman B. Smith en 1934, honore Eduard August von Regel, botaniste allemand du XIXe siècle, le préfixe « neo » signifiant « nouveau » en grec ancien. Ces plantes sont originaires des forêts tropicales du Brésil, où elles constituent l’un des genres les plus diversifiés de broméliacées épiphytes.
Les Neoregelia se caractérisent par leur rosette de feuilles coriaces disposées en entonnoir, mesurant généralement 20 à 60 centimètres de diamètre. Les feuilles, souvent dentées sur les bords, présentent des colorations variées allant du vert uni aux motifs panachés, avec des teintes rouges, roses ou pourpres particulièrement marquées au centre de la rosette lors de la floraison.
L’inflorescence, de type capitule, reste enfouie au cœur de la rosette et se compose de petites fleurs tubulaires bleues, blanches ou violettes. Les bractées centrales se colorent vivement pour attirer les pollinisateurs. Les fruits sont des baies contenant de petites graines munies d’un appendice plumeux facilitant leur dispersion.
Ces broméliacées épiphytes colonisent principalement les forêts atlantiques brésiliennes, s’installant sur les troncs et branches d’arbres où elles captent l’humidité atmosphérique. Leurs rosettes forment de véritables réservoirs d’eau qui abritent une microfaune diversifiée, incluant des amphibiens, des insectes et des micro-organismes. La pollinisation est assurée par les colibris, attirés par les couleurs vives des bractées et le nectar des fleurs.