
Le genre Nandina appartient à la famille des Berberidaceae et ne comprend qu’une seule espèce reconnue, Nandina domestica. Le nom latin dérive du japonais « nanten », désignation traditionnelle de cette plante dans son aire d’origine. Ce genre monotypique est endémique de l’Asie orientale, où il croît naturellement dans les régions montagneuses du Japon, de Chine et de Corée.
Nandina forme un arbuste persistant pouvant atteindre 2 à 3 mètres de hauteur. Ses tiges dressées, non ramifiées à la base, portent un feuillage composé tripennatiséqué d’une remarquable élégance. Les feuilles, alternes et dépourvues de stipules, présentent des folioles lancéolées qui évoluent du bronze au vert puis au rouge selon les saisons.
Les inflorescences terminales, disposées en panicules pyramidales, regroupent de nombreuses petites fleurs blanches à six pétales. Les fruits sont des baies globuleuses rouge vif, persistant longtemps sur la plante et contenant une à deux graines. Ces baies, bien que décoratives, renferment des alcaloïdes toxiques, notamment l’isoquinoline.
Dans son milieu naturel, Nandina colonise les sous-bois clairs et les lisières forestières des zones montagneuses tempérées. La pollinisation s’effectue principalement par les insectes généralistes attirés par les inflorescences parfumées. L’espèce joue un rôle écologique modeste dans les écosystèmes forestiers asiatiques, ses fruits étant consommés avec parcimonie par certains oiseaux résistants à ses toxines. Bien que non menacée dans son aire native, Nandina domestica est considérée comme invasive dans certaines régions où elle a été introduite comme plante ornementale.