
Le genre Metroxylon appartient à la famille des Arecaceae et regroupe environ 7 espèces de palmiers originaires du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est. L’étymologie du nom provient du grec « metron » signifiant mesure et « xylon » signifiant bois, faisant référence à l’utilisation traditionnelle de ces palmiers pour mesurer et construire. Ces espèces sont naturellement distribuées depuis l’archipel malais jusqu’aux îles du Pacifique, incluant la Nouvelle-Guinée et les îles Carolines.
Les Metroxylon sont des palmiers de grande taille pouvant atteindre 25 mètres de hauteur, caractérisés par un stipe massif et solitaire. Leurs feuilles pennées atteignent 5 à 7 mètres de longueur et forment une couronne dense au sommet du tronc. Les folioles sont disposées régulièrement le long du rachis et présentent une texture coriace.
L’inflorescence terminale marque la fin de vie du palmier, phénomène appelé hapaxanthie. Les fleurs unisexuées sont regroupées en spadices ramifiés protégés par des spathes ligneuses. Les fruits sont des drupes écailleuses de couleur brun-rougeâtre, contenant une graine unique. Le tronc accumule d’importantes réserves d’amidon avant la floraison.
Ces palmiers colonisent principalement les zones marécageuses, les mangroves et les forêts humides de basse altitude. La pollinisation est assurée par le vent et divers insectes. Les fruits sont dispersés par les chauves-souris frugivores et parfois par flottaison dans les cours d’eau. Le Metroxylon sagu constitue une ressource alimentaire majeure pour les populations locales qui extraient le sagou de son tronc, une pratique millénaire qui influence la dynamique des populations naturelles de cette espèce remarquable.