
Le genre Macleaya appartient à la famille des Papaveraceae et comprend 2 espèces : M. cordata et M. microcarpa. Le genre fut nommé en l’honneur d’Alexander Macleay (1767-1848), secrétaire colonial de Nouvelle-Galles du Sud et entomologiste. Les deux espèces sont originaires de Chine et du Japon. Macleaya est apparenté au genre Bocconia d’Amérique tropicale, les deux genres partageant l’absence de pétales, unique dans les Papaveraceae. Anciennement, les deux étaient réunis dans Bocconia, mais sont maintenant distingués par le caractère herbacé de Macleaya versus le port arborescent de Bocconia.
Macleaya cordata (bocconie à feuilles en cœur) est une plante herbacée vivace imposante, atteignant 2 à 3 m de hauteur. Les tiges sont dressées, creuses, glauques. Les feuilles sont spectaculaires : grandes (20-30 cm), cordées à la base, profondément et irrégulièrement lobées (5-9 lobes), vert-gris dessus, blanc argenté dessous, rappelant des feuilles de figuier stylisées. L’inflorescence terminale est une grande panicule plumeuse (30-40 cm) de centaines de petites fleurs apétales, composées uniquement de 2 sépales caducs et d’un bouquet de 25-30 étamines pendantes, blanc crème chez M. cordata, chamois-rosé chez M. microcarpa. Toute la plante contient un latex orange vif. Le fruit est une capsule aplatie.
Macleaya cordata est originaire du centre et de l’est de la Chine et du Japon, où elle pousse dans les fourrés, les lisières forestières et les berges, du niveau de la mer à 800 m. M. microcarpa est restreinte au centre de la Chine. Les deux espèces s’hybrident en culture (× M. kewensis). La plante se propage vigoureusement par rhizomes stolonifères et peut devenir envahissante en jardin. Le latex contient des alcaloïdes isoquinoléiques (sanguinarine, chélérythrine) aux propriétés antibactériennes et anti-inflammatoires. L’extrait de Macleaya (Sangrovit®) est utilisé commercialement en élevage comme alternative naturelle aux antibiotiques promoteurs de croissance. En horticulture, c’est une plante architecturale majeure pour les grands massifs et les jardins naturalistes.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 13 mars 2026.
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