
Le genre Lolium appartient à la famille des Poacées et regroupe environ une dizaine d’espèces de graminées annuelles ou vivaces. Le nom Lolium dérive du latin classique désignant l’ivraie, une graminée connue depuis l’Antiquité pour sa toxicité potentielle. Ce genre trouve son origine dans les régions tempérées de l’Ancien Monde, particulièrement en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord, d’où il s’est largement répandu à travers le globe.
Les espèces du genre Lolium sont des graminées cespiteuses formant des touffes denses, mesurant généralement entre 20 et 80 centimètres de hauteur. Les tiges sont dressées, cylindriques et creuses, portant des feuilles linéaires étroites à limbe plat et gaine fendue. Le système racinaire est fasciculé chez les espèces annuelles comme Lolium rigidum, tandis que les formes vivaces telles que Lolium perenne développent des rhizomes courts.
L’inflorescence caractéristique est un épi terminal allongé et aplati, composé d’épillets sessiles disposés alternativement de chaque côté du rachis. Chaque épillet contient plusieurs fleurs hermaphrodites dépourvues de glumes externes visibles. Les fruits sont des caryopses oblongs, parfois adhérents aux glumelles à maturité, particulièrement chez Lolium temulentum qui peut contenir des alcaloïdes toxiques.
Les ivraies colonisent préférentiellement les milieux ouverts et perturbés tels que les prairies, les bords de chemins, les cultures céréalières et les friches. Ces espèces à pollinisation anémophile jouent un rôle écologique important en stabilisant les sols et en fournissant des ressources alimentaires pour la faune herbivore. Plusieurs espèces comme Lolium multiflorum sont largement cultivées comme fourragères, tandis que d’autres constituent des adventices redoutables des cultures. Remarquablement, Lolium temulentum était autrefois redoutée pour sa capacité à contaminer les récoltes de céréales et provoquer des intoxications, phénomène à l’origine de nombreuses croyances populaires.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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