
Le genre Lasthenia appartient à la famille des Asteraceae et comprend une vingtaine d’espèces de plantes herbacées annuelles. Le nom générique dérive du grec ancien, en référence à Lasthénia de Mantinée, femme philosophe de l’école pythagoricienne qui vécut au IVe siècle avant J.-C. Ce genre est endémique de l’ouest de l’Amérique du Nord, avec une aire de répartition s’étendant principalement de la Californie au Mexique, quelques espèces atteignant l’Oregon et le Nevada.
Les Lasthenia sont des herbes annuelles de petite taille, généralement comprises entre 5 et 40 centimètres de hauteur. Leurs tiges sont dressées ou étalées, souvent ramifiées dès la base, et portent des feuilles simples, entières, linéaires à spatulées. Le feuillage est généralement glabre ou finement pubescent, disposé de manière opposée sur la partie inférieure de la plante et alternée vers le sommet.
Les inflorescences sont des capitules solitaires terminaux, typiques des Asteraceae, composés de fleurs ligulées jaunes en périphérie et de fleurs tubulées au centre. Les fruits sont des akènes allongés, souvent côtelés, surmontés d’un pappus constitué de soies ou d’écailles. La floraison intervient généralement au printemps, créant des tapis colorés caractéristiques des prairies californiennes.
Les espèces du genre Lasthenia colonisent diverses formations végétales ouvertes, notamment les prairies temporaires, les marécages saisonniers, les bords de cours d’eau et les zones perturbées. Ces plantes pionnières s’adaptent particulièrement bien aux sols humides en hiver et secs en été, caractéristiques du climat méditerranéen californien. Elles jouent un rôle écologique important en tant que ressource pollinique précoce pour de nombreux insectes, notamment les abeilles sauvages et les papillons. Certaines espèces présentent un statut de conservation préoccupant en raison de la destruction de leurs habitats par l’urbanisation et l’agriculture intensive.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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