Les Krameriaceae constituent une famille monogénérique de l’ordre des Zygophyllales, ne comprenant que le genre Krameria avec environ 18 espèces. Le genre fut nommé en l’honneur du botaniste autrichien Johann Georg Heinrich Kramer (mort en 1742). La position taxonomique de Krameria a été longtemps controversée : autrefois placée dans les Polygalaceae en raison de la similitude florale, les analyses moléculaires l’ont rattachée aux Zygophyllales. Les Krameria sont remarquables en tant qu’hémiparasites racinaires, un mode de vie rare parmi les dicotylédones.
Les Krameria sont des sous-arbrisseaux ou arbustes bas de 20 à 100 cm, épineux ou inermes, densément ramifiés et souvent intriqués. Les feuilles sont alternes, simples ou trifoliolées, petites, souvent pubescentes-soyeuses. Les fleurs sont zygomorphes, à 4 à 5 sépales pétaloïdes colorés (roses à pourpres) et 5 pétales dont 2 modifiés en glandes nectarifères huileuses sécrétant des lipides (élaïophores). La pollinisation par des abeilles collecteuses d’huile est caractéristique. Le fruit est une drupe globuleuse couverte d’aiguillons barbelés (glochidies), facilitant la zoochorie. Les racines forment des haustoria (suçoirs) sur les racines des plantes voisines pour soutirer eau et nutriments.
Les Krameria sont endémiques des Amériques, du sud-ouest des États-Unis au Chili et à l’Argentine. Ils occupent les déserts, les maquis arides, les prairies sèches et les formations xérophytiques de 0 à 3000 mètres. K. lanceolata est commun dans les déserts du sud-ouest des États-Unis. K. lappacea (ratanhia) est andin, de l’Équateur à la Bolivie. Les racines de K. lappacea sont récoltées pour leur teneur en tanins condensés (proanthocyanidines), utilisés en dentisterie traditionnelle et dans des produits d’hygiène buccale. La relation hémiparasitaire est non spécifique : un même individu peut parasiter plusieurs espèces hôtes simultanément.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 45.2% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 18 mars 2026.
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