
Le genre Hypochaeris appartient à la famille des Asteraceae et regroupe environ 60 espèces de plantes herbacées vivaces ou annuelles. Le nom Hypochaeris provient du grec ancien «hypo» signifiant «sous» et «chaeris» désignant une plante herbacée, en référence à la position des feuilles généralement disposées en rosette basale. Ce genre est originaire principalement de l’hémisphère sud, avec une forte concentration d’espèces en Amérique du Sud, bien que certaines espèces se soient naturalisées dans d’autres régions tempérées du monde.
Les Hypochaeris sont des plantes herbacées de taille variable, généralement comprises entre 10 et 80 centimètres de hauteur. Elles présentent des tiges dressées, souvent ramifiées, émergeant d’une rosette basale de feuilles. Ces feuilles sont généralement oblongues à spatulées, dentées ou lobées, parfois velues, et peuvent présenter des taches pourpres caractéristiques chez certaines espèces comme H. maculata.
Les inflorescences sont des capitules solitaires ou groupés, portant uniquement des fleurs ligulées jaunes, similaires à celles du pissenlit. Les fruits sont des akènes surmontés d’une aigrette plumeuse facilitant la dispersion par le vent. Une particularité remarquable du genre réside dans la présence de paillettes entre les fleurs du réceptacle, caractère distinctif au sein de la tribu des Cichorieae.
Les espèces d’Hypochaeris colonisent principalement les prairies, pelouses, terrains vagues et bords de chemins, préférant les sols bien drainés et ensoleillés. Elles jouent un rôle écologique important en tant que plantes mellifères, attirant de nombreux insectes pollinisateurs, particulièrement les abeilles et les papillons. Certaines espèces comme H. radicata se sont largement naturalisées et peuvent devenir envahissantes dans certains écosystèmes, notamment en Amérique du Nord et en Australie où elles ont été introduites.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 17 mars 2026.
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