
Le genre Gynostemma appartient à la famille des Cucurbitaceae (ordre des Cucurbitales) et comprend environ 21 espèces. Le nom vient du grec gyne (femelle) et stemma (couronne), décrivant la disposition des ovules. Le genre est originaire d’Asie du Sud-Est et de l’Asie orientale, du sud de la Chine au Vietnam, en passant par le Japon, la Corée et l’Inde.
Les Gynostemma sont des plantes grimpantes herbacées vivaces, à tiges grêles et ramifiées munies de vrilles bifides. Les feuilles sont alternes, composées-palmées avec 3 à 7 (parfois 9) folioles dentées, rappelant superficiellement le ginseng — d’où le surnom d’« herbe de l’immortalité ». La plante est dioïque.
Les fleurs sont petites (2 à 3 mm), verdâtres ou blanc jaunâtre, groupées en panicules axillaires ramifiés. Les fleurs mâles et femelles sont portées sur des pieds séparés. Chaque fleur a un calice à 5 dents et une corolle à 5 pétales profondément divisés, étoilés. Le fruit est une baie sphérique de 5 à 8 mm, verte puis noire à maturité. La plante contient des saponines triterpéniques (gypénosides) structurellement similaires aux ginsénosides du ginseng.
Gynostemma pousse dans les forêts subtropicales humides et les fourrés montagnards de 300 à 3200 m d’altitude. L’espèce la plus connue, G. pentaphyllum (jiaogulan), est consommée en tisane dans le sud de la Chine depuis des siècles. La cueillette excessive à l’état sauvage a rendu certaines populations rares, conduisant à des efforts de conservation et de domestication.