
Le genre Glyptostrobus appartient à la famille des Taxodiaceae et ne comprend actuellement qu’une seule espèce vivante, Glyptostrobus pensilis. Le nom du genre dérive du grec « glyptos » signifiant « sculpté » et « strobus » faisant référence aux cônes, évoquant l’aspect particulier de ses structures reproductrices. Ce genre relique est originaire de Chine méridionale et du Vietnam, où il constitue un vestige des forêts subtropicales anciennes.
Glyptostrobus pensilis est un conifère semi-persistant pouvant atteindre 30 mètres de hauteur, au port pyramidal étroit dans sa jeunesse. Son tronc développe une base élargie caractéristique et une écorce fibreuse brun-rougeâtre. Les feuilles sont dimorphes : linéaires et spiralées sur les pousses principales, écailleuses et décussées sur les rameaux latéraux, prenant une teinte bronze à l’automne avant de tomber partiellement.
Les cônes mâles sont petits et cylindriques, tandis que les cônes femelles sont ovoïdes, de 1,5 à 2,5 cm de long, composés d’écailles ligneuses disposées en spirale. Les graines ailées sont libérées à maturité après ouverture des écailles. L’espèce présente la particularité de développer des pneumatophores, racines aériennes permettant les échanges gazeux en milieu humide.
Glyptostrobus pensilis croît naturellement dans les zones marécageuses, le long des cours d’eau et dans les plaines inondables des régions subtropicales. Cette espèce joue un rôle écologique important dans la stabilisation des berges et la filtration des eaux, créant des microhabitats pour de nombreuses espèces aquatiques et semi-aquatiques. Classée comme vulnérable par l’UICN, elle a considérablement régressé en raison de la destruction de ses habitats naturels et de l’exploitation forestière intensive, ne subsistant plus que dans quelques populations fragmentées.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 19 mars 2026.
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