
Le genre Glehnia appartient à la famille des Apiacées et ne comprend qu’une seule espèce, Glehnia littoralis. Le nom du genre rend hommage au botaniste russe Peter von Glehn (1835-1876), qui contribua à l’exploration de la flore de l’Extrême-Orient russe. Cette plante vivace est originaire des côtes du Pacifique Nord, depuis la Sibérie orientale jusqu’au Japon, en passant par la Corée et l’Alaska.
Glehnia littoralis est une plante herbacée vivace de 20 à 60 centimètres de hauteur, caractérisée par ses tiges épaisses et charnues, souvent enfouies dans le sable. Les feuilles sont composées, pennatiséquées, avec des segments épais et coriaces, adaptées aux conditions littorales difficiles. Le feuillage présente une surface brillante et une texture charnue qui lui permet de résister aux embruns salés.
Les inflorescences forment des ombelles composées typiques des Apiacées, portant de petites fleurs blanches ou jaunâtres. Les fruits sont des diakènes aplatis, ailés et côtelés, particulièrement bien adaptés à la dispersion par le vent. La racine pivotante, très développée, peut s’enfoncer profondément dans le substrat sableux pour puiser l’eau douce.
Glehnia littoralis colonise exclusivement les dunes côtières et les plages sableuses des régions tempérées froides du Pacifique Nord. Cette espèce joue un rôle écologique important dans la stabilisation des dunes grâce à son système racinaire profond. En médecine traditionnelle asiatique, particulièrement en Chine et au Japon, sa racine est utilisée depuis des siècles pour ses propriétés médicinales, ce qui a conduit à une surexploitation dans certaines régions et à un statut de conservation préoccupant localement.