Les Epacridaceae sont une famille aujourd’hui intégrée dans les Ericaceae (sous-famille des Epacridoideae, anciennement Styphelioideae) selon la classification APG. L’ancienne famille comprenait environ 400 espèces en 35 genres, principalement australiennes. Le nom dérive du grec epi (sur) et akris (sommet de colline), en référence à l’habitat montagnard de nombreuses espèces. Les genres principaux sont Epacris, Leucopogon, Styphelia, Dracophyllum et Richea. Les Epacridoideae occupent dans l’hémisphère sud la niche écologique des Ericoideae (bruyères) de l’hémisphère nord, constituant un cas spectaculaire de convergence évolutive.
Les Epacridoideae sont des arbustes ou petits arbres sempervirents, rarement des herbes, rappelant les bruyères par leur port et leur feuillage. Les feuilles sont alternes, simples, coriaces, souvent aciculaires à lancéolées, sessiles ou brièvement pétiolées, à nervation parallèle (contrairement aux Ericaceae vraies à nervation pennée). Les fleurs sont actinomorphes, tubulaires ou campanulées, à 5 pétales soudés, blanches, roses ou rouges. Les étamines sont au nombre de 5, insérées sur le tube corollaire. Le fruit est une capsule ou une drupe charnue. Dracophyllum (dragon leaf) présente un port spectaculaire rappelant les monocotylédones, avec des touffes de feuilles longues et rigides au sommet de tiges nues.
Les Epacridoideae sont principalement australiennes (~90% des espèces), avec des extensions en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Calédonie, en Asie du Sud-Est et en Amérique du Sud (une espèce en Patagonie). En Australie, elles sont dominantes dans le kwongan (brousse) d’Australie-Occidentale, le bush sclérophylle et les landes alpines. Epacris impressa (common heath) est l’emblème floral de l’État de Victoria. En Nouvelle-Zélande, les Dracophyllum sont des composants majeurs des forêts subalpines. Comme les Ericaceae de l’hémisphère nord, les Epacridoideae sont adaptées aux sols pauvres et acides, développant des mycorhizes éricoïdes qui les aident à extraire les nutriments de la matière organique. Plusieurs espèces sont menacées par le défrichement et les feux trop fréquents en Australie.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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