
Le genre Ensete appartient à la famille des Musaceae et comprend environ 7 espèces de plantes herbacées géantes. Le nom dérive du terme éthiopien enset, nom vernaculaire de E. ventricosum. Le genre fut séparé de Musa (bananier) par Horan en 1862 sur la base de différences morphologiques et écologiques majeures : les Ensete ne produisent pas de rejets, sont monocarpiques (meurent après fructification) et possèdent un pseudo-tronc massif renflé à la base. Le centre d’origine est probablement l’Afrique tropicale, avec des espèces en Asie tropicale.
Les Ensete sont des herbes géantes monocarpiques pouvant atteindre 6 à 13 mètres de hauteur. Le pseudo-tronc est formé par les gaines foliaires imbriquées, caractéristiquement renflé à la base chez E. ventricosum (jusqu’à 1 mètre de diamètre), contenant un tissu amylacé comestible. Les feuilles sont oblongues, pouvant atteindre 5 mètres de longueur et 1 mètre de largeur, avec une nervure médiane rouge proéminente chez certaines espèces. L’inflorescence est un régime terminal pendant, à bractées coriaces rougeâtres. Les fruits sont des baies contenant des graines dures et globuleuses de 1 à 1,5 cm (contrairement aux bananes cultivées qui sont parthenocarpiques et sans graines). La plante entière meurt après la fructification.
Les Ensete sont distribués en Afrique tropicale et en Asie du Sud et du Sud-Est. E. ventricosum (faux bananier) est endémique des hautes terres d’Éthiopie, où il est cultivé depuis au moins 5000 ans comme culture vivrière majeure. Le pseudo-tronc et le corme sont fermentés pour produire le kocho, un aliment de base pour plus de 20 millions d’Éthiopiens. E. glaucum est natif de l’Asie du Sud-Est tropicale. E. ventricosum est un exemple remarquable de plante cultivée sans être domestiquée pour ses fruits mais pour son appareil végétatif. Des recherches récentes montrent son potentiel comme culture de sécurité alimentaire face au changement climatique en Afrique.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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