Les Empetraceae (empétracées) sont une petite famille aujourd’hui incluse dans les Ericaceae par la classification APG, mais traditionnellement maintenue comme famille distincte. Elle comprend 3 genres et environ 5 espèces : Empetrum (camarine), Corema et Ceratiola. Le nom dérive du grec en petros (sur les rochers). Les analyses phylogénétiques placent les Empetraceae comme un clade au sein des Ericaceae, apparenté aux Epacridoideae et Vaccinioideae. Malgré cette inclusion taxonomique, le groupe reste morphologiquement très distinct, justifiant son traitement séparé dans de nombreuses flores.
Les Empetraceae sont des sous-arbrisseaux sempervirents, bas et très ramifiés, de port éricacé ou prostré. Les feuilles sont petites (3-8 mm), alternes ou verticillées, linéaires à oblongues, à marges fortement enroulées formant un sillon ventral protégeant les stomates, une adaptation caractéristique aux conditions venteuses et froides. Les fleurs sont petites, actinomorphes, trimères, unisexuées (plantes dioïques chez Empetrum) ou rarement bisexuées. Les pétales sont réduits ou absents. Le fruit est une drupe globuleuse de 5-8 mm contenant 2-9 pyrènes, noire chez E. nigrum, blanche chez Corema album, passant par le rouge chez certaines formes.
Empetrum nigrum (camarine noire) a une distribution bipolaire remarquable : circumboréale dans l’hémisphère nord (toundra, tourbières, landes subalpines) et disjoint en Amérique du Sud australe (Patagonie, Terre de Feu, Malouines). Corema album est endémique des dunes atlantiques de la péninsule Ibérique, où il joue un rôle important dans la fixation du sable. Ceratiola ericoides est confiné aux sols sableux de Floride et des plaines côtières du sud-est des États-Unis. Les fruits d’Empetrum sont comestibles et constituent une source alimentaire traditionnelle importante pour les peuples arctiques (Inuits, Samis). La camarine est une espèce clé des écosystèmes de toundra et de tourbières boréales.
Comme le révèle la liste rouge de l'UICN (l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature), 37.5% des plantes sur notre planète sont menacées d'extinction à plus ou moins brève échéance.
Source : données calculées d'après les mesures fournies par l'UICN le 07 avril 2026.
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